Ferroutage : la ligne Luxembourg - Perpignan

Dominique Perbern, le ministre français des Transports, et son homologue luxembourgeois, Lucien Lux, inauguraient fin mars 2007 à Bettembourg au Luxembourg la plus importante autoroute ferroviaire d’Europe qui reliera Luxembourg à Perpignan. Nous sommes désormais début juillet date prévu de la mise en service.
sur 1.060 kilomètres, cette autoroute ferroviaire est la plus importante infrastructure européenne de ferroutage. Cette ligne pourra, dans un premier temps, transporter, à raison d’un train aller-retour par jour, 30.000 semi-remorques sur des trains spéciaux aux wagons articulés surbaissés par an. Selon Dominique Perbern, “D’ici cinq ans avec dix allers et retours cette ligne transportera près de 10% de la circulation de cet axe routier.”

Sur le papier cet axe permettra d’éviter le rejet de 240.000 tonnes de CO2 et de désengorger l’axe rhodanien. Le chantier a représenté un investissement total de 54 millions d’euros. Des “connections futures” vers Lille et Marseille, et sa mise en réseau avec la ligne de ferroutage alpine reliant déjà Aiton (en France) à Orbassano (Italie) sont prévues. Le ministre a également rappelé la réalisation d’un nouvel axe “atlantique” de ferroutage entre le pays basque et le sud de l’Ile-de-France, dont la mise au gabarit de l’itinéraire est inscrite dans les contrats de projet 2007-2013 pour un montant de 170 millions d’euros.

Dixit Mr Perben “L’objectif est de constituer un réseau d’ « autoroutes ferroviaires » en France qui, pour réussir, se doit d’atteindre le même niveau de fiabilité que le transport routier”.
L’”autoroute ferroviaire” Luxembourg-Perpignan, la septième à être mise en service dans l’Union européenne, sera exploitée par Lorry-Rail, société commune à la Caisse des dépôts (42,6%), au groupe Vinci (19,9%), à la SNCF, aux Chemins de fer luxembourgeois et à Modalohr (12,5% chacun), et à l’organisation professionnelle Transport et Logistique de France, détentrice d’une action.

“Nous sommes dans une logique qui consiste à utiliser le mode de transport le plus pertinent du point de vue économique et écologique”, a estimé Lucien Lux, ministre luxembourgeois des Transports.

D’une navette de 20 wagons doubles transportant 40 remorques de camions par jour en juillet, la fréquence des liaisons devrait passer à 15 d’ici cinq ans.

Les trains partiront sept jours sur sept du Luxembourg en fin d’après-midi pour rejoindre Perpignan en début de matinée du lendemain et repartir vers le Nord en fin d’après-midi, selon Réseau Ferré de France.

“Le tarif moyen de 0,90 euro par km et par remorque pour un client régulier sera inférieur au coût du trajet par la route qui atteint 1,05 euro”, selon le président de Modalohr, Philippe Mangeard. “Moins cher, le train sera également plus rapide: 15 heures de trajet contre 17 à 22 heures pour la route”, a-t-il ajouté en assurant avoir avoir identifié “un millier” de clients potentiels.

La création de la liaison a nécessité des investissements de 54 millions d’euros, dont 31 pour les infrastructures et 23 pour l’acquisition des wagons et la mise en exploitation.

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