Le cycliste moins pollué que l’automobiliste

Malgré l’effort respiratoire, la pratique du vélo n’expose pas à une pollution aérienne plus élevée qu’en voiture. Sans compter les bénéfices de l’exercice physique.

SI VOUS circulez en ville à vélo, sachez que les avantages de cette pratique sportive contrebalancent largement ses inconvénients. Une étude comparative parue en 1995 (International Archives of Occupational and Environmental Health) a mesuré aux Pays-Bas la teneur des gaz respirés par des cyclistes et des automobilistes sur différentes routes, en ville et à la campagne.

À hauteur de narines, les gaz inhalés par le cycliste sont 3 fois moins concentrés en monoxyde de carbone, oxyde d’azote, benzène, toluène, xylène que l’automobiliste au niveau des pots d’échappements. Mais, à cause de l’effort, le cycliste consomme 2,3 fois plus d’air que le conducteur. Au final, la quantité de polluants inhalés par le cycliste est légèrement plus faible que celle de l’automobiliste. Par ailleurs, un chercheur de l’université de Roskilde (Danemark) a mesuré la concentration en hydrocarbures résiduels de l’essence dans l’habitacle de la voiture : elle est 2 à 4 fois plus importante en été que celle à hauteur du visage du vélocipédiste. Finalement, l’automobiliste au volant est plus pollué que le cycliste.

Le plein de benzène

Enfin, les conducteurs français, quand ils font le plein d’essence, respirent à pleins poumons les vapeurs refoulées du réservoir, et notamment du benzène, fortement cancérigène. Enfin, même dans un environnement pollué, la pratique régulière de l’exercice physique est bonne pour les artères, le coeur, les muscles…

JEAN-MICHEL BADER

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